Tommy Trantino était un homme de rage et de violence, un homme du refus, un révolté. Embastillé pour meurtres et sauvagerie, condamné à la mort électrique à Trenton, New Jersey, et peut-être surtout emprisonné en lui-même… Il est aussi un artiste né en prison au cœur des années 60, poète beat, dessinateur carcéral et « révolutionnaire pacifique » .
Ainsi, Trantino se révèle derrière les barreaux en écrivant Lock the Lock. Il y revient sur son parcours où se mêlent la colère, le remords, la came, le sexe et le fracas des culasses. Il compose des lettres d’amour, s’autorise l’humour, se renvoie à la barre et part à la conquête de sa propre vérité. Pénitence et rédemption. Nous ne saurons jamais ce qui s’est passé cette nuit-là, à l’Angel Lounge. Deux flics sont morts. Leurs cris résonnent encore. Ils font écho à ceux de Trantino. Reste Lock the Lock, anatomie d’une âme tailladée. Un film coup de poing (américain) est en préparation...
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